Témoignages de Rêvolutionnaires

"Notre plus belle satisfaction sont les témoignages de ceux qui nous ont fait confiance.
Des bateaux peu ordinaires pour des gens extraordinaires !"


Babette et Michel L.

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Quatre ans déjà que le 22 est arrivé à Oléron.
On cherchait un bateau adapté à la région, qui marche bien et pas trop exigeant pour la manœuvre.
On a adopté Fernande, elle nous emmène en douceur à l'escale, prenant bien le clapot.
Au port ou sur l'eau elle attire et nous provoque beaucoup de rencontres sympathiques, des curieux : de sa carène - de sa vitesse - du volume et confort intérieur.
Merci aux David pour le plan et la construction.
Que les bons vents vous accompagnent encore longtemps.


Francis

J’ai la chance de pouvoir naviguer sur un Rêvolution 22
C’est un bateau performant, d’une stabilité incroyable pour sa dimension et doté d’un intérieur et extérieur digne des plus grands voiliers.
J’ai apprécié particulièrement sa convivialité et son confort surtout pour de longues traversées dans le Golfe de Gascogne de plus de 180 milles nautiques
Merci au Rêvolution 22 et à son constructeur pour ce bonheur.


Michel M.

Salut à toi DAVID,
En tant que propriétaire d'un Rêvolution 22 depuis 2014.
Pour le résumer en un seul mot .....PHENOMENALE....
Après un Bénéteau 21.7s qui marchait très bien, je lutte à la course contre les 29-30 pieds.
Un bonheur de stabilité, de souplesse à la barre, de robustesse, il se pose sans problème pour le pique-nique avec des amis.
Deux fois aller-retour ARCACHON L'ESPAGNE avec une météo pas toujours sympa le bateau dans une mer formée avec des vents à 28 N toujours .......IMPERIALE.....
Et les régates EX: les 18 H d'ARCACHON 82 au départ 20e à l'arrivée .
Pas de regrets pour mon investissement.
Merci à TOI DAVID tu es le .......MEILLEUR......


Etiennette

Avis d'une Rê-volutionnaire.
Un bateau très sécurisant et confortable.
L' agencement intérieur par son volume et la hauteur de l'espace habitable, son cabinet de toilette avec WC, sa grande cabine arrière, ainsi que la superficie du pont, engagent au voyage ou au cabotage par son espace convivial, d'une journée, une semaine ou plus...Ce qui est exceptionnel pour un monocoque de 37 pieds.


Yves

Bonjour David,
Je suis équipier sur le Rêvolution 22 très en vue sur le bassin d'Arcachon. J'occupe indifféremment le poste qui m'est octroyé en ma qualité d'ancien régatier. Le bateau me surprend toujours par son aptitude au près et sa facilité dans le fort vent et les rafales.


Deilf (par Brigitte)

Je suis un voilier pas tout à fait comme les autres.
Ma coque fait penser au ventre d’un cétacé. Ma proue, tout en rondeur, caresse les vagues, glisse dessus, surfe. Si elles se font agressives, je fais comme les autres, je les tape du museau.
Je suis généreux.
Mon sillage est une avenue pour les poissons, un miroir d’écume où se reflète le soleil.
Ma grande voile porte bien son nom. Elle n’est pas pointue ; soyez sans crainte : pas ronde, non plus. Elle est trapézoïdale ; une voile à corne, dit-on. Quel drôle de nom ! Où est la corne ? Ma co-équipière rouspète quand elle s’échine sur le winch à monter le dernier mètre mais une fois hissée et le génois déployé, elle les contemple, souriante et rêveuse. Je sais que le soir, elle regardera, amusée, ses biceps qui s’arrondissent…
Le spi porte mes couleurs ; quand le vent le gonfle, accrochez-vous ! Cela décoiffe !
Et mon capitaine ? Il a dû s’adapter à mon petit caractère, mes formes généreuses. Il a dû prendre de nouveaux repères, trouver quelques astuces pour rentrer au port. Un bon exercice pour ses neurones ! Et puis, quelle idée : rentrer au port ! Alors que voiles déployées ou en ayant un ris et un bout de génois, je file ; vous le verriez irradier de bonheur et fier comme Artaban !
Quand fatigués, les yeux emplis de l’immensité de la mer et du ciel, ils rentrent dans mon carré, la transition n’est point brutale : leurs regards peuvent se porter au loin. Sur mes coussins, ils peuvent se prélasser. Avec leurs amis, ma table les accueille sans problème.

Je suis un voilier pas tout à fait comme les autres. Certains me traiteront de « vilain petit canard » peut-être de « pachyderme peinard » … Ne vous laissez pas contaminer par leur étroitesse d’esprit !
Je suis un voilier pas tout à fait comme les autres. Mon nom de famille : Rêvolution 29. Pfft… ! Encore un qui veut changer le monde ! Non, regardez bien ! Sur le « e », ce petit accent circonflexe ! Ah ! L’importance des accents ! Je suis l’évolution d’un rêve, quel rêve ? Je ne vous le dirai pas car je ne le sais pas. Il faut laisser à mes géniteurs quelques secrets…
Je suis un voilier pas tout à fait comme les autres. Je ne mesure que 8m90 mais j’ai tout d’un plus grand. Je me sens, pour le moment, un peu seul. J’ai bien des petits frères mais aucun de ma taille et mes grands frères sont encore dans les cartons…
Alors faites-moi plaisir ! Commandez m’en un ! Ouvrez-lui grand les bras ! Il vous rendra heureux au centuple !

PS : Si vous voyez quelques poils noirs égarés, c’est leur chienne, Hiona qui en sème partout. Son pelage est assorti à mon rouf. Il est sûr qu’elle préfère courir après les lapins, le gibier à plumes mais elle ne rechigne pas à monter à mon bord et sait trouver la meilleure place pour s’étendre ou se pelotonner.


Philippe

Pensées rêvolutionnaires
Une courte rafale me fait lever la tête, Deilf allonge sa foulée avec aisance. Brigitte qui tient la barre a son sourire qui se fige, mélange d'inquiétude et de béatitude qu'elle acquiert chaque fois qu'elle prend les commandes de Deilf.
Pas besoin de régler les voiles cette fois, elles acceptent sans broncher ces variations d'angles et de forces du vent.
Le temps est idyllique pour cette sortie, même un peu trop tranquille, 15 à 16 nds rafale à 23 nds, 20 degrés et léger crachin intermittent. Pour éviter tout risque vu les gros cumulus qui nous survolent, nous avons mis un ris dans la grande voile et enroulé la moitié du génois. Dans ces conditions, le spido varie autour de 6 nds malgré le léger courant contraire. Au travers Deilf ne prend que quelques degrés, ce qui n'est pas plus mal pour notre confort, vu la largeur de notre monture.
J'ai une pensée émue pour notre architecte qui répétait comme un mantra "c'est un voilier de course que j'ai conçu et je me retrouve avec une caravane"
Nos demandes de matériel divers et variés pour notre confort, ont entrainé de nouveaux calculs de stabilité, corrélés à des modifications multiples / implantation des batteries, des cuves à eaux noires…, structures et matières des aménagements, et, modification répétée de la quille induite par ces demandes.
Nous virons sur l’axe de rentrée de cette lagune dessinée par les bancs de sable qui entoure le phare de Cordouan. Nous sommes maintenant au près à 35° du vent apparent, un bon 40°~45° du vent réel. J’étarque l’écoute du génois, règle le chariot de la GV et reprend de l’écoute de GV. Le plus surprenant dans ces navigations avec Deilf, c’est la position de la bôme, qui doit rester grosso-modo dans l’axe longitudinal du bateau. La position très reculée du mât, le recul des haubans, fait que cette GV avec cette immense corne touche les barres de flèches sitôt la bôme un peu trop latéralisée. L’architecte et le maitre voilier, lors des premiers essais, m’avaient bien fait la leçon. La surface active de la GV dans ces conditions vu sa forme avec cette corne de 2m, suffit amplement pour déhaler vite et bien Deilf. Pas besoin d’abimer la GV sur les barres de flèches !
Grande corne dont l’existence a gâchée au départ nos nav. Le chariot de la têtière rendait l’âme presque à chaque navigation jusqu’à la réalisation d’un lashing reliant le point de drisse et les deux premiers chariots. Depuis quel que soit les conditions de navigation et en gardant la forme de la GV et son efficacité, Deilf ne brise plus de chariot de GV.
Une houle assez marquée nous arrive dans l’axe du vent, avec des creux d’un bon mètre. Deilf ne cogne pas sur la vague à cette allure n’ayant pas d’étrave, et est simplement soulevé par la vague. Peu d’action parasite sur la barre non plus, la faible inclinaison de Deilf et l’absence d’étrave, enlève les résistances habituelles à l’avancement. Cela laisse une sensation de neutralité à la barre donnant l’impression d’être sur un rail. Par contre cette absence d’étrave donne lorsqu’on agit sur la barre, de légères modifications par rapport aux voiliers plus anciens. Pas de résistances lors du virement, il faut donc remettre la barre dans l’axe plus vite que d’habitude pour ne pas amplifier le mouvement. C’est un coup de main à prendre.
À vive allure sur une houle sèche l’avant cogne légèrement, sinon avec une vague bien marquée, l’étrave passe en force et la nuit avec les feux de nav sur le balcon, chaque vague importante nous donne un festival de lumières vertes ou rouges se réfléchissant sur l’eau et éclaboussant le génois.
La passe de Cordouan à 400 m de nous se dessine nettement, je descends dans le carré et m’agenouille pour lancer le Volvo penta 30. Le mdi (carte électronique chez Volvo penta) ayant daigné fonctionner, retour au cockpit, j’enroule grâce au winch le génois. Brigitte maintient avec le moteur Deilf face au vent, je saute sur le pont et bien protégé par les arceaux de sécurité au pied du mat, j’aide son immense grande voile à bien se positionner dans son lazy bag.
Un appui sur la commande du vérin de la quille, commande idéalement positionnée en haut de la descente, et la dite quille se rétracte sous la coque le tirant d’eau passant alors de 2.60m à 1.10m. Nous sommes fin prêt pour remonter ce mince chenal. En quelques minutes nous remontons vers le phare. Je laisse Deilf se poser en douceur sur une jolie plage.
Le reste de l’équipage s’égaille comme une volée de moineaux vers le pied du phare de Cordouan pour une visite passionnante. Je descends dans le carré, inondé de lumières, remplir le livre de bord et entamer les corvées de cambuse, corvée toute relative vu l’emménagement pléthorique et la fonctionnalité de la cambuse. Un coup d’œil par les hublots panoramiques me permet de suivre l’avancement de la troupe vers le phare. Quatre heures plus tard, nous devisons gaiement autour de la table du cockpit, les légers mouvements de la coque m’indiquent que Deilf est impatient de reprendre la mer. Un coup d’œil au sondeur montre une nette remontée, il est effectivement temps de se préparer.
Un léger coup de marche arrière me replace dans le chenal de sortie, et Deilf sans rechigner reprend sa route.
Seul petit Bémol de cette merveilleuse monture, une moindre manœuvrabilité à petite vitesse, péché mignon des bi safrans.